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Vision DEVROAD

Bienvenue chez DEVROAD : notre vision de la formation des cadres africains 2026-2030

Plus d'une décennie après notre création à Casablanca, nous prenons la parole pour clarifier une chose : ce que nous croyons, ce que nous refusons, et ce que nous voulons construire avec les administrations et les entreprises d'Afrique francophone d'ici 2030.

7 min de lecture DEVROAD

Pourquoi un manifeste, et pourquoi maintenant

Il y a dans le métier de la formation deux postures possibles. La première consiste à proposer un catalogue uniforme, importé de méthodes anglo-saxonnes traduites en français, livré à l’identique de Casablanca à Cotonou en passant par Antananarivo. C’est la posture dominante du marché, et elle a longtemps fonctionné — du moins, elle a longtemps produit du chiffre d’affaires.

La seconde consiste à partir de l’inverse. Quels enjeux les administrations d’Afrique francophone affrontent-elles vraiment, en 2026 ? Que font concrètement, au quotidien, les cadres d’une banque centrale, d’un ministère du Budget, d’une autorité de régulation des marchés publics, d’une cimenterie de la périphérie de Casablanca ou d’un projet eau et assainissement en Mauritanie ? Quelle compétence leur manque pour bien faire leur travail, dans leur contexte précis ?

DEVROAD est née en 2015 de cette seconde posture. Onze ans plus tard, l’écart entre ces deux postures s’est creusé. Nous prenons donc la parole pour clarifier ce que nous croyons, ce que nous refusons, et ce que nous voulons construire d’ici 2030.

Qui nous sommes, en une phrase

Voici comment nous nous présentons depuis 2015, et cette phrase n’a pas changé :

DEVROAD est un cabinet de formation marocain qui accompagne, depuis sa création en 2015, les organisations publiques et les entreprises privées d’Afrique francophone. Nous formons les cadres d’institutions exigeantes — banques centrales, agences nationales, ministères, autorités de régulation et hautes juridictions — au Maroc, en Mauritanie, en Guinée, au Mali, au Tchad, au Sénégal et à Madagascar. Notre force : une expertise africaine appliquée aux réalités africaines.

Chaque mot de cette phrase a été pesé. Cabinet marocain — parce que nos racines sont à Casablanca et nous les assumons. Organisations publiques et entreprises privées — parce que nous travaillons depuis le premier jour sur les deux versants, sans cloisonnement artificiel. Institutions exigeantes — parce que notre métier suppose une certaine altitude de niveau. Expertise africaine appliquée aux réalités africaines — parce que c’est précisément là que nous voulons être utiles.

Ce que nous refusons

Il faut commencer par là. Nous refusons trois choses, et ces refus structurent notre offre depuis dix ans.

Nous refusons les formations livrées sur étagère. Pas parce que c’est mal en soi — un module standard bien fait peut avoir sa place — mais parce que c’est rarement ce dont nos clients ont besoin. Une administration en pleine transition vers le budget-programme, une autorité de régulation des marchés publics qui prépare une réforme, une entreprise industrielle qui vise une certification ISO ou une cellule de coordination de projet de la Banque mondiale qui sécurise sa première campagne de passation : aucune de ces situations ne se résout avec un programme générique. Chacune appelle un calibrage précis sur le cadre national applicable, le profil exact des cadres en salle et la maturité du dispositif en place.

Nous refusons les formateurs déconnectés du terrain. Un cadre marocain ou sénégalais qui s’inscrit à une formation Excel avancé, qui s’est déjà battu avec ses propres classeurs, n’a pas envie de regarder un formateur dérouler un PowerPoint théorique pendant trois jours. Il veut quelqu’un capable de débugger une formule récalcitrante en direct devant le groupe, de proposer une alternative VBA quand sa logique métier ne rentre pas dans une fonction native, de défendre un choix de visuel Power BI face à un dirigeant exigeant. Ce profil-là — praticien chevronné capable de transmettre — est rare. Nos formateurs sont d’anciens contrôleurs de gestion, directeurs financiers, RSSI, responsables HSE, cadres ministériels qui ont exercé dans le contexte que vivent vos collaborateurs. Pas des enseignants de plateau.

Nous refusons de promettre ce que nous ne pouvons pas tenir. Sur certains sujets — finance climat, intelligence économique, bilan carbone — nous bâtissons notre offre progressivement, en investissant dans la certification de nos formateurs et la constitution d’un panel d’experts partenaires. Nous le disons clairement, plutôt que de prétendre couvrir le marché du Sahel à Madagascar du jour au lendemain. Un site avec treize promesses solidement tenues vaut mieux qu’un site avec soixante-treize promesses fragiles.

L’enjeu : la décennie 2026-2030 en Afrique francophone

Les chiffres sont disponibles, et ils dessinent une fenêtre stratégique nette.

La Banque africaine de développement anticipe une croissance africaine de 4 % en 2026, dans un contexte où le continent doit former à grande échelle pour absorber sa transformation. Selon la Banque mondiale, douze millions de jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail, et trois millions seulement d’emplois salariés sont créés sur la même période. La pression démographique sur la formation et la professionnalisation des cadres déjà en poste n’a jamais été aussi forte.

Le numérique illustre cette tension. Le Boston Consulting Group estime que plus de six cent cinquante millions d’Africains auront besoin de formations numériques d’ici 2030. La Banque mondiale projette deux cent trente millions d’emplois liés au numérique sur le continent à la même échéance. La cybersécurité, dans le seul périmètre africain, affiche aujourd’hui un déficit estimé à soixante-huit mille postes selon le rapport BCG et le Global Cybersecurity Forum 2024. Dix mille experts cyber en exercice sur le continent, deux cent mille besoins projetés pour 2030 : la disproportion est massive.

À cela s’ajoutent les chantiers réglementaires en cours. Mise en œuvre des directives UEMOA et CEMAC, transposition opérationnelle des cadres de passation Banque mondiale et BAD, montée en puissance de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine — un milliard trois cent millions de personnes et trois mille quatre cents milliards de dollars de PIB combiné selon Afreximbank —, généralisation du reporting ESG sous circulaire AMMC, durcissement des normes ISO et IFRS. Les administrations et les entreprises africaines n’ont jamais été soumises à autant d’exigences techniques simultanées.

Nos trois engagements pour 2026-2030

Face à ce contexte, nous prenons trois engagements de fond pour les cinq années à venir.

Premier engagement : rester ancrés dans le terrain africain francophone. Nous ne suivons pas la mode du conseil mondialisé en visioconférence. Nous restons un cabinet marocain qui forme physiquement les cadres d’administrations et d’entreprises du périmètre africain francophone, en français, avec des cas tirés d’organisations africaines réelles. Notre couverture pays — Maroc, Mauritanie, Guinée, Mali, Tchad, Sénégal, Madagascar — n’a pas vocation à exploser artificiellement. Nous préférons la profondeur à l’étalement.

Deuxième engagement : monter en compétences sur les sujets émergents avec sérieux. Bilan carbone et reporting ESG, finance climat et accès aux fonds verts, intelligence artificielle générative au service des métiers, préparation aux certifications cyber internationales : ces sujets définiront les compétences cadres de la prochaine décennie. Nous y entrons par investissement de fond — certification de nos formateurs, partenariats avec des experts spécialisés, contenus éditoriaux signés — plutôt que par déclaration commerciale. Cela prend du temps. C’est ce qui en fait la valeur.

Troisième engagement : maintenir notre exigence de confidentialité et de qualité de livraison. Nos clients manipulent des sujets sensibles : politiques publiques en cours d’arbitrage, audits non encore publiés, négociations commerciales actives, données personnelles, dossiers contentieux. La confidentialité de nos formateurs et de nos contenus ne se négocie pas. La discrétion est pour nous une évidence sur chaque mission, et nous mettons un point d’honneur à livrer ce qui a été annoncé, dans les délais annoncés, à la qualité annoncée. Cela paraît élémentaire ; sur le marché actuel, ce n’est pas si fréquent.

Comment cela se traduit concrètement

Pour celles et ceux qui découvrent DEVROAD, voici ce que vous trouverez sur ce site.

Un catalogue de treize programmes de formation actuellement disponibles, structurés autour de huit grands domaines : finances publiques et performance budgétaire ; commande publique et gestion de projets ; compétences numériques avancées et data ; cybersécurité et protection des données ; management, leadership et capital humain ; transition climatique, énergétique et durabilité ; compétences sectorielles techniques ; intégration régionale et conformité internationale. Chaque programme est documenté en détail, avec son public cible, ses prérequis, son contenu module par module, sa durée et ses modalités.

Deux portes d’entrée pour explorer notre offre. Côté secteur public, une page dédiée aux administrations, agences, autorités de régulation et juridictions, avec un ton institutionnel. Côté secteur privé, une page dédiée aux entreprises industrielles, hôtelières, agro-industrielles, logistiques et de services, avec un ton plus opérationnel. Les enjeux ne sont pas symétriques entre ces deux mondes ; notre discours non plus.

Des pages domaines détaillées où nous expliquons, pour chacun des huit grands domaines, le contexte africain, les enjeux par cible, notre approche méthodologique, les programmes disponibles et des études de cas terrain anonymisées. C’est là que se concentre notre conviction éditoriale.

Ce que nous vous proposons de faire

Vous êtes DRH d’un ministère ou d’une autorité de régulation ? Cadre dirigeant d’une entreprise industrielle, hôtelière, financière, hospitalière ou de services ? Conseiller de cabinet qui prépare le prochain cycle de formation continue ?

Trois portes d’entrée, selon vos préférences. La première : explorer librement les pages des huit domaines, lire les fiches de programmes disponibles, vous faire une opinion. La seconde : nous contacter directement pour exposer un besoin précis ; nous revenons avec une proposition pédagogique calibrée sur votre contexte. La troisième : nous écrire simplement pour échanger sur vos enjeux, sans engagement particulier. Nous prenons toutes les conversations sérieuses, et nous savons reconnaître quand un besoin demande un autre prestataire que nous.

Bienvenue chez DEVROAD. Nous sommes ravis que vous soyez là.

Prêt à passer à l’action ?

Échangeons sur vos enjeux et construisons ensemble un parcours qui réponde à votre contexte.

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