Pour qui est cette formation ?
- Cadres de maîtrise d’ouvrage publique et privée lançant des projets en BIM
- Architectes, ingénieurs et projeteurs des bureaux d’études
- Conducteurs de travaux et responsables de chantier
- Coordinateurs BIM et responsables de la synthèse technique
- Cadres des services techniques de collectivités et d’établissements publics
- Responsables de patrimoine et d’exploitation-maintenance des bâtiments
Les enjeux que nous abordons
Le BIM n’est pas un logiciel, c’est une organisation. Beaucoup de projets se déclarent en BIM parce que les plans sont produits avec un outil de modélisation, sans que rien ne change dans la manière de travailler. Le bénéfice ne vient pas de l’outil mais de la coordination : une maquette unique, des règles de nommage communes, des échanges à échéances fixes, une responsabilité claire sur chaque objet modélisé.
Ce que le maître d’ouvrage ne demande pas, il ne l’obtient pas. Le niveau de détail, les informations attachées aux objets, les livrables attendus à chaque phase se décident au moment de la commande. Un maître d’ouvrage qui exige une maquette sans préciser ce qu’il en fera récupère un fichier lourd et inexploitable. Savoir rédiger cette exigence est une compétence de commande publique autant que technique.
La valeur se révèle à l’exploitation, pas à la livraison. Un bâtiment vit cinquante ans et coûte, sur cette durée, bien plus que sa construction. Une maquette correctement renseignée — équipements, références, dates de mise en service — devient l’inventaire vivant du patrimoine et alimente la maintenance. Sans cette perspective, l’investissement BIM s’arrête à la réception et se perd.
La coordination échoue sur les conventions, pas sur la technique. Deux bureaux d’études qui modélisent correctement mais avec des conventions différentes produisent des maquettes qu’on ne peut pas superposer. La convention BIM du projet — formats d’échange, découpage, nommage, fréquence des revues — est le document qui décide de la réussite ou de l’échec de la démarche.
Objectifs pédagogiques
À l’issue de la formation, les cadres formés sont en mesure de :
- Situer les principes, les usages et les limites du BIM
- Définir les usages attendus et le niveau de détail par phase
- Rédiger ou analyser une convention BIM et un cahier des charges
- Organiser la production et les échanges entre intervenants
- Conduire une revue de maquette et traiter les conflits détectés
- Contrôler la qualité et la conformité d’une maquette livrée
- Exploiter la maquette pour la gestion du patrimoine
Programme détaillé
Module 1 — Principes et usages du BIM
- Maquette numérique, objets et informations associées
- Usages du BIM selon les phases du projet
- Niveaux de détail et de développement
- Acteurs, rôles et responsabilités
- Bénéfices attendus et idées reçues
Module 2 — Commander un projet en BIM
- Expression des besoins du maître d’ouvrage
- Cahier des charges BIM et livrables attendus
- Insertion des exigences dans les pièces du marché
- Évaluation des offres et compétences des candidats
- Coûts, délais et conditions de réussite
Module 3 — Convention BIM et organisation
- Contenu et portée de la convention BIM
- Découpage des maquettes et arborescence
- Règles de nommage et de classification
- Formats d’échange et interopérabilité
- Plateforme collaborative et gestion des versions
Module 4 — Produire et coordonner
- Modélisation par lot et responsabilités
- Superposition des maquettes et synthèse
- Détection des conflits et arbitrage
- Revues de projet et comptes rendus
- Gestion des modifications et des indices
Module 5 — Contrôler la qualité
- Critères de conformité d’une maquette
- Contrôles automatisés et vérifications manuelles
- Cohérence entre maquette, plans et quantitatifs
- Réception des livrables numériques
- Documentation de fin de chantier
Module 6 — Exploitation et patrimoine
- Maquette de l’existant et relevé
- Renseignement des équipements et de la maintenance
- Articulation avec la gestion technique du patrimoine
- Mise à jour dans la durée et gouvernance de la donnée
- Cas pratique : cahier des charges et revue de maquette
Méthodologie pédagogique
Notre approche met le concret avant la théorie. Plus de 60 % du temps est consacré à des cas pratiques : rédaction d’exigences BIM pour un projet de bâtiment public, analyse critique d’une convention BIM, revue de maquette avec détection de conflits sur un cas fourni, contrôle de conformité d’un livrable et construction d’un plan d’exploitation de la maquette.
Notre équipe accompagne des maîtres d’ouvrage et des acteurs de la construction d’Afrique francophone. Cette pratique de terrain nourrit chaque session : les cas étudiés sont anonymisés et reflètent les réalités du continent — montée en compétence inégale des bureaux d’études, connexions limitant les échanges de fichiers volumineux, coexistence de projets en BIM et de projets traditionnels, patrimoine existant sans documentation exploitable. La formation traite la démarche BIM et son pilotage ; elle se distingue de celle consacrée au management et à la conduite de travaux dans le BTP, centrée sur le chantier.
Durée et modalités
Durée standard recommandée : 5 à 12 jours selon le niveau de profondeur, format intensif ou modulaire selon les besoins de l’organisation.
Modalités proposées :
- En intra-organisation, dans les locaux du client en Afrique francophone
- En inter-entreprises au Maroc (Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech, Agadir)
- À distance, en classes virtuelles synchrones
- En format mixte : présentiel intensif suivi d’un accompagnement à distance
Taille de groupe recommandée : 8 à 12 participants, chacun disposant d’un poste pour les exercices sur maquette.
Sur-mesure : chaque programme est calibré sur la nature des projets de l’organisation, son rôle dans l’acte de construire et le niveau initial des participants ; les exercices peuvent porter sur un projet réel du client.
Profil des formateurs
Nos intervenants sont des coordinateurs BIM et d’anciens responsables de maîtrise d’ouvrage ayant conduit des projets en maquette numérique. Leur expérience opérationnelle en contexte africain francophone leur permet d’illustrer chaque étape par des cas anonymisés et d’anticiper les difficultés concrètes — exigences BIM inadaptées au marché local, intervenants de maturité inégale, maquette livrée inexploitable, reprise d’un patrimoine non documenté. Conformément à notre approche, les profils sont présentés par leur expertise, jamais par leur nom.