Pour qui est cette formation ?
- Responsables de la communication institutionnelle
- Porte-parole et cadres susceptibles de s’exprimer publiquement
- Cadres dirigeants amenés à siéger en cellule de crise
- Chargés des relations avec la presse et des réseaux sociaux
- Responsables des cabinets et conseillers en communication
- Cadres des services techniques appelés à expliquer une situation
Les enjeux que nous abordons
Le vide se remplit toujours. Une institution qui tarde à s’exprimer ne suspend pas le récit : elle le laisse construire par d’autres, souvent moins informés et parfois hostiles. Il ne s’agit pas de tout dire immédiatement, mais de prendre la parole tôt pour dire ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas encore et ce que l’on fait. Cette première prise de parole détermine largement la suite.
Un message tenable vaut mieux qu’un message rassurant. Sous pression, la tentation est forte de minimiser ou de promettre un retour à la normale rapide. Si les faits contredisent ensuite ces propos, la crise de communication s’ajoute à la crise initiale et dure plus longtemps qu’elle. La règle est de ne dire que ce qui sera encore vrai demain, quitte à assumer l’incertitude.
Les journalistes font leur métier. La relation avec la presse n’est ni une faveur ni un combat : le journaliste cherche une information vérifiable dans un délai contraint. Comprendre ses contraintes, préparer des éléments utilisables, respecter les délais et rester joignable produit une couverture plus juste. À l’inverse, l’évitement systématique nourrit le soupçon.
Les réseaux sociaux accélèrent tout. Images non vérifiées, témoignages partiels, rumeurs : la parole publique se forme désormais en quelques heures, souvent avant que l’institution ait établi les faits. Surveiller, distinguer ce qui appelle une réponse de ce qu’il vaut mieux ne pas amplifier, et corriger une information fausse sans la répandre davantage : ces arbitrages s’apprennent à froid.
Objectifs pédagogiques
À l’issue de la formation, les cadres formés sont en mesure de :
- Identifier les risques susceptibles de dégénérer en crise médiatique
- Préparer un dispositif de communication de crise et désigner les rôles
- Construire des messages clairs, tenables et hiérarchisés
- Prendre la parole dans les premières heures d’une crise
- Conduire une interview, un point presse ou une conférence de presse
- Gérer la communication sur les réseaux sociaux et traiter les rumeurs
- Assurer la communication interne et organiser la sortie de crise
Programme détaillé
Module 1 — Anticiper la crise médiatique
- Typologie des crises et signaux précurseurs
- Cartographie des risques de réputation
- Parties prenantes, relais d’opinion et publics sensibles
- Dispositif de veille et seuils d’alerte
- Scénarios et éléments de langage préparés à froid
Module 2 — Organiser le dispositif
- Cellule de communication et articulation avec la cellule de crise
- Désignation et préparation du porte-parole
- Circuits de validation et rapidité de décision
- Coordination avec les autorités et les partenaires
- Documents et outils prêts à l’emploi
Module 3 — Construire le message
- Hiérarchisation : ce que l’on sait, ignore et entreprend
- Messages clés et déclinaisons par public
- Assumer l’incertitude sans nourrir l’inquiétude
- Reconnaissance des faits, empathie et responsabilité
- Formulations à éviter et pièges classiques
Module 4 — Face aux journalistes
- Fonctionnement des rédactions et contraintes des journalistes
- Communiqué, dossier de presse et éléments vérifiables
- Interview : préparation, réponses aux questions difficiles
- Point presse et conférence de presse
- Entraînements filmés avec retours individualisés
Module 5 — Réseaux sociaux et rumeurs
- Dynamiques de propagation et emballement
- Veille, écoute et qualification des signaux
- Répondre, corriger ou ne pas amplifier : critères de choix
- Traitement des informations fausses et des images détournées
- Ton institutionnel adapté aux plateformes
Module 6 — Interne, sortie de crise et retour d’expérience
- Communication auprès des agents et des équipes
- Cohérence entre discours interne et externe
- Sortie de crise et reconstruction de la confiance
- Suivi de la couverture et évaluation des effets
- Simulation complète de crise avec injections successives
Méthodologie pédagogique
Notre approche met le concret avant la théorie. Plus de 60 % du temps est consacré à des mises en situation : rédaction de communiqués sous contrainte de temps, interviews filmées avec questions difficiles, simulation de crise avec injections successives et pression médiatique, débriefings individualisés.
Notre équipe accompagne des institutions publiques et des entreprises d’Afrique francophone sur la préparation et la conduite de la communication de crise. Cette pratique de terrain nourrit chaque session : les cas étudiés sont anonymisés et reflètent les réalités du continent — circuits de validation longs face à des médias rapides, poids croissant des réseaux sociaux, coexistence de médias nationaux et internationaux, sujets sensibles à traiter sans polémique.
Durée et modalités
Durée standard recommandée : 5 à 12 jours selon le niveau de profondeur, format intensif ou modulaire selon les besoins de l’organisation.
Modalités proposées :
- En intra-organisation, dans les locaux du client en Afrique francophone
- En inter-entreprises au Maroc (Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech, Agadir)
- À distance, en classes virtuelles synchrones
- En format mixte : présentiel intensif suivi d’un accompagnement à distance
Taille de groupe recommandée : 8 à 12 participants, pour garantir à chacun plusieurs passages filmés et des retours personnalisés.
Sur-mesure : chaque programme est calibré sur les risques propres à l’organisation, son environnement médiatique et le positionnement des participants (porte-parole, direction, communication).
Profil des formateurs
Nos intervenants sont d’anciens responsables de la communication d’institutions et d’entreprises, des porte-parole et des journalistes ayant exercé en rédaction. Leur expérience opérationnelle en contexte africain francophone leur permet d’ancrer les simulations dans des situations réelles et d’anticiper les difficultés concrètes — arbitrages entre transparence et prudence, délais de validation, gestion des rumeurs en ligne. Conformément à notre approche, les profils sont présentés par leur expertise, jamais par leur nom.