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Transition climatique, énergétique et durabilité

Bilan carbone des organisations

Mesurer son empreinte carbone n’est plus réservé aux multinationales. Pour les organisations africaines, publiques comme privées, c’est en train de devenir une clé d’accès aux financements internationaux, aux marchés d’exportation et à la crédibilité institutionnelle. Comprendre la comptabilité carbone, c’est se donner les moyens d’agir — sur des bases solides.

5-12 jours Présentiel Distanciel Hybride Secteur public Secteur privé

Pour qui est cette formation ?

  • Responsables RSE, développement durable et transition écologique
  • Responsables QHSE et environnement
  • Directeurs techniques, directeurs des opérations, responsables industriels
  • Cadres financiers et contrôleurs de gestion confrontés au reporting extra-financier
  • Cadres de projets et programmes intégrant une dimension climat
  • Dirigeants et membres de comités de direction préparant une stratégie bas carbone

Les enjeux que nous abordons

Le reporting carbone devient une exigence, pas une option. Les partenaires techniques et financiers, les investisseurs internationaux et les grands donneurs d’ordre conditionnent de plus en plus leurs appuis et leurs contrats à la mesure des émissions. Une organisation africaine qui veut accéder à un financement climat, exporter vers des marchés réglementés ou rester fournisseur d’un groupe multinational doit désormais savoir présenter une empreinte carbone crédible. Cette pression monte vite — et prend de court beaucoup d’organisations.

Le contexte énergétique africain rend l’exercice particulier. Électricité à forte intensité carbone dans plusieurs réseaux nationaux, recours massif aux groupes électrogènes au diesel, transport routier prédominant, données d’activité parfois incomplètes : la comptabilité carbone en Afrique ne se calque pas mécaniquement sur les manuels européens. Elle suppose de comprendre les réalités énergétiques locales et de savoir composer avec elles.

La question des facteurs d’émission africains est centrale. Une grande partie des facteurs d’émission de référence ont été construits pour des contextes européens ou nord-américains. Identifier les facteurs pertinents pour un mix électrique africain, pour des carburants locaux, pour des procédés industriels du continent est l’une des difficultés concrètes les plus sous-estimées — et l’une des plus déterminantes pour la fiabilité d’un bilan.

La mesure n’a de sens que si elle débouche sur l’action. Un bilan carbone n’est pas une fin en soi. Sa valeur tient à ce qu’il permet ensuite : identifier les postes les plus émetteurs, construire une trajectoire de réduction réaliste, prioriser les investissements, suivre les progrès dans le temps. C’est cette logique — de la mesure à la décision — que cette formation met au centre.

Objectifs pédagogiques

À l’issue de la formation, les cadres formés sont en mesure de :

  • Comprendre les enjeux du changement climatique pour leur organisation
  • Distinguer les scopes 1, 2 et 3 et définir un périmètre organisationnel cohérent
  • Identifier les sources d’émissions et organiser la collecte des données d’activité
  • Sélectionner des facteurs d’émission adaptés au contexte africain
  • Réaliser une première estimation de l’empreinte carbone de leur organisation
  • Interpréter les résultats et construire un reporting carbone lisible
  • Esquisser une trajectoire de réduction et un dispositif de suivi

Programme détaillé

Module 1 — Enjeux et cadre climatique

  • Changement climatique : mécanismes, impacts, enjeux pour l’Afrique
  • Pourquoi une organisation mesure son empreinte : risques, financements, marchés
  • Accord de Paris et contributions déterminées au niveau national
  • Cadres réglementaires et engagements émergents en Afrique francophone
  • Attentes croissantes des partenaires, investisseurs et donneurs d’ordre

Module 2 — Méthodologie et standards

  • Panorama des méthodes de comptabilité carbone (GHG Protocol, approche Bilan Carbone)
  • Gaz à effet de serre comptabilisés et unité de mesure (équivalent CO₂)
  • Scopes 1, 2 et 3 : définitions, frontières, pièges fréquents
  • Définition du périmètre organisationnel et opérationnel
  • Choix d’une méthode adaptée à la taille et au secteur de l’organisation

Module 3 — Collecte des données et calcul

  • Cartographie des sources d’émissions par scope
  • Organisation de la collecte des données d’activité en interne
  • Facteurs d’émission : sources, limites, adaptation au contexte africain
  • Traitement des données manquantes et hypothèses raisonnées
  • Réalisation du calcul et construction d’un tableur de bilan

Module 4 — Analyse et restitution

  • Interprétation des résultats et identification des postes majeurs
  • Analyse de la matérialité des émissions
  • Construction d’un reporting carbone clair pour la direction
  • Communication des résultats en interne et vers l’externe
  • Limites du bilan et pistes de fiabilisation

Module 5 — Plan de réduction et trajectoire

  • Définition d’une trajectoire de réduction réaliste
  • Leviers de réduction : efficacité énergétique, mix énergétique, mobilité, achats
  • Place et limites de la compensation carbone
  • Suivi dans le temps : indicateurs, fréquence, gouvernance
  • Articulation avec une démarche RSE et de finance climat

Méthodologie pédagogique

Notre approche met le concret avant la théorie. Plus de 60 % du temps est consacré à des cas pratiques : chaque cadre travaille sur les données de sa propre organisation pour produire une première ébauche de bilan carbone, manipule un tableur de calcul réutilisable, et esquisse un plan de réduction adapté à son contexte.

Cette formation est conçue et animée en collaboration avec des experts certifiés en comptabilité carbone. L’approche part des réalités africaines : disponibilité limitée de facteurs d’émission locaux, poids des groupes électrogènes et de l’électricité carbonée, contraintes de données. L’objectif n’est pas de plaquer une méthode importée, mais d’outiller les cadres pour produire un bilan crédible dans leur environnement réel.

Durée et modalités

Durée indicative : 5 à 12 jours selon le niveau de profondeur recherché, en format intensif ou modulaire. Le périmètre exact se construit avec l’organisation, en fonction de sa maturité et de ses objectifs.

Modalités envisageables :

  • En intra-organisation, dans les locaux du client en Afrique francophone
  • En inter-entreprises au Maroc (Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech, Agadir)
  • À distance, en classes virtuelles synchrones
  • En format mixte : présentiel intensif suivi d’un accompagnement à distance

Taille de groupe recommandée : 8 à 15 cadres, pour permettre un travail approfondi sur les données réelles des organisations représentées.

Sur-mesure : chaque parcours est co-construit en fonction du secteur, du niveau de maturité climat et des données disponibles dans l’organisation.

Profil des formateurs

Les intervenants mobilisés sont des experts certifiés en comptabilité carbone, accompagnés de formateurs expérimentés dans l’accompagnement d’organisations africaines. Leur pratique du terrain — collecte de données en contexte contraint, choix de facteurs d’émission adaptés, construction de trajectoires réalistes — leur permet de transmettre une méthode applicable aux réalités du continent, sans modèle importé. Conformément à notre approche, les profils sont présentés par leur expertise, jamais par leur nom.

Pour aller plus loin

Articles et analyses

Nos points de vue d’expert sur les enjeux du domaine Transition climatique, énergétique et durabilité.

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