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Domaine de formation

Commande publique et gestion de projets

La commande publique pèse 15 à 25 % du PIB en Afrique francophone et constitue le premier vecteur de mise en œuvre des politiques publiques. Maîtriser sa passation — et savoir piloter un projet de bout en bout — est devenu une compétence cardinale pour toute administration sérieuse.

Le contexte

Un triple cadre réglementaire et des standards qui se durcissent

L’ensemble du périmètre francophone a engagé des réformes successives de la commande publique pour aligner ses pratiques sur les standards UEMOA, CEMAC et les nouveaux cadres bailleurs. Les acheteurs publics vivent dans un empilement réglementaire complexe : directives communautaires, codes nationaux qui transposent et précisent, cadres spécifiques des partenaires techniques et financiers — Banque mondiale (PPSD, STEP, NPF), BAD, AFD, GIZ, UE, BIDC, BOAD. Maîtriser un seul de ces trois étages ne suffit pas : c’est leur articulation qui pose problème au quotidien.

Les administrations africaines gèrent un volume considérable de projets cofinancés. Ces projets imposent des standards exigeants en matière de passation, de sauvegardes environnementales et sociales — Cadre ESS de la Banque mondiale, normes IFC, équivalents BAD —, de suivi-évaluation et de reporting. Le moindre retard documentaire ou la moindre faiblesse procédurale se paie en mois d’attente sur les décaissements.

La passation est aussi l’une des fonctions publiques les plus exposées : pression politique, urgence opérationnelle, vigilance des soumissionnaires, audits des partenaires, attention des organes de contrôle et de la société civile. Les cadres en charge doivent décider vite, mais en sécurité juridique. Le contentieux des marchés publics se développe rapidement en Afrique francophone : recours gracieux et juridictionnels deviennent une pratique normale.

En face, les entreprises soumissionnaires — PME locales notamment — manquent souvent d’outils pour répondre efficacement aux dossiers de consultation. La lecture du règlement de la consultation, le montage de groupements, la sécurisation des cautions, la gestion des recours en cas d’éviction : ces compétences sont rares, et leur absence ferme des marchés à des entreprises pourtant compétentes.

Les enjeux par cible

Deux mondes, deux exigences

La commande publique et la gestion de projet de développement réunissent dans une même chaîne des acteurs aux logiques très différentes. Côté public, la rigueur procédurale et la maîtrise du cadre. Côté privé, l'agilité commerciale et la capacité à répondre.

Secteur public

Pour les administrations publiques

  • Articuler le triple cadre UEMOA / national / bailleurs

    Pour les cellules de passation des marchés et les cellules de coordination de projets, la difficulté quotidienne n'est plus de connaître un cadre — c'est de savoir lequel s'applique à quoi, et dans quel ordre. Maîtriser cette articulation suppose une formation transversale, pas une succession de modules cloisonnés.

  • Sécuriser les procédures contre le contentieux

    Un dossier de consultation rigoureux, une commission des marchés bien tenue, un procès-verbal d'évaluation défendable : ce sont les meilleurs remparts contre le recours gracieux et le contentieux juridictionnel. Les cadres en charge ont besoin d'une formation orientée pratique, avec des mises en situation et des simulations de séance.

  • Maîtriser le cycle complet d'un projet de développement

    Trois à cinq années par projet, parfois davantage. Identification, formulation, instruction par les bailleurs, mise en œuvre, suivi-évaluation, clôture, capitalisation. La moindre rupture documentaire ou contractuelle se paie en mois de retard. Maîtriser la grammaire du cycle est devenu une compétence cadre.

Secteur privé

Pour les entreprises privées

  • Répondre efficacement aux appels d'offres publics

    Lecture stratégique d'un dossier de consultation, décision go / no-go, montage d'un groupement, calage de l'offre technique et financière, sécurisation des cautions. Sans méthode, on perd du temps sur des appels qu'on n'aurait pas dû présenter — et on rate ceux pour lesquels on était compétitif.

  • Gérer une éviction et préparer un recours

    Quand un marché échappe à votre entreprise, comprendre les délais de recours, les motifs recevables et la jurisprudence émergente change la donne. Un recours bien construit peut renverser une décision injuste — ou au minimum constituer un signal de sérieux pour les marchés futurs.

Notre approche

Comment nous travaillons sur ce domaine

La commande publique africaine est un sujet vivant. Les directives évoluent, les codes nationaux se révisent tous les 3 à 5 ans, les bailleurs publient régulièrement de nouveaux cadres. Une formation utile ne peut pas se limiter à un cours magistral sur un texte — elle doit transmettre la méthode pour lire un nouveau cadre, le comparer aux existants et l'appliquer.

01

Formateurs issus du terrain de la passation

Anciens cadres d'autorités de régulation des marchés publics, spécialistes ayant exercé dans des cellules de projet, juristes spécialisés en droit de la commande publique, consultants en achats publics. Leur expérience opérationnelle dans plusieurs pays UEMOA, CEMAC et au Maroc leur permet de comparer les pratiques nationales et d'illustrer chaque concept par des cas vécus.

02

Cas pratiques sur des procédures réelles anonymisées

Ateliers de rédaction d'un dossier de consultation, simulations de séance de commission des marchés, exercices d'évaluation d'offres sur des cas anonymisés, mises en situation de recours. Le temps de salle est consacré à plus de 60 % à des cas pratiques tirés de procédures africaines réelles.

03

Calibrage sur le cadre national applicable

Chaque programme s'appuie sur le cadre national en vigueur dans le pays du client — code marocain, code sénégalais, code mauritanien, etc. — et sur le ou les cadres bailleurs pertinents pour leurs projets. Pas de formation générique qui survole tout sans rentrer dans aucun cadre.

04

Programmes ouverts aux deux versants

Acheteurs publics et entreprises soumissionnaires bénéficient d'angles de formation distincts mais cohérents. Comprendre comment l'autre lit la même procédure aide chacun à mieux préparer sa partie. Plusieurs de nos parcours intègrent un module dédié au versant soumissionnaire.

Formations

Nos formations sur ce domaine

3 programmes actuellement disponibles dans ce domaine. Chaque parcours est adapté à votre organisation, votre secteur et vos contraintes.

Études de cas terrain

Ce que nos missions racontent

Quelques situations rencontrées sur le terrain, présentées de manière anonymisée par respect de la confidentialité de nos clients.

Cas 01

Autorité de régulation des marchés publics — pays CEMAC

Le défi

Renforcer les compétences procédurales d'une cohorte de spécialistes en passation issus d'administrations sectorielles diverses, dans un contexte de durcissement du cadre national et de multiplication des recours juridictionnels.

Notre apport

Programme intensif sur l'articulation du cadre régional CEMAC, du code national et des cadres bailleurs, complété par des mises en situation de commission des marchés et des simulations de recours. La cellule formée est aujourd'hui en mesure d'instruire en interne des dossiers complexes auparavant externalisés.

Cas 02

Cellule de coordination de projet — secteur eau et assainissement

Le défi

Une cellule récente devait sécuriser sa première campagne de passation sous cadre Banque mondiale, avec un calendrier serré imposé par les conditions de mise en vigueur de la convention de financement.

Notre apport

Accompagnement combiné formation et appui méthodologique : structuration du plan de passation prévisionnel, élaboration des premiers dossiers de consultation, organisation des commissions — pour sécuriser les procédures dès la phase initiale et limiter les risques d'observation des bailleurs.

Aller plus loin

Articles et analyses

Nos points de vue et analyses sur ce domaine.

Expertise 24 mai 2026

Marchés publics UEMOA et CEMAC : ce que les nouvelles directives changent pour vos administrations

La commande publique pèse entre 15 et 25 % du PIB en Afrique francophone. C'est aussi l'une des fonctions publiques les plus exposées : pression politique, urgence opérationnelle, vigilance des soumissionnaires, attention des bailleurs. Voici comment l'architecture UEMOA, CEMAC et bailleurs internationaux s'est durcie — et ce que vos cadres doivent maîtriser en 2026.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Quelles règles de passation des marchés vos formations couvrent-elles ?
Nous articulons les trois niveaux qui s’appliquent réellement : les directives communautaires UEMOA et CEMAC, les codes nationaux de chaque pays, et les règles propres aux bailleurs comme la Banque mondiale, la BAD ou l’AFD. Les ateliers incluent la rédaction d’un dossier de consultation et des mises en situation de commission des marchés.
Formez-vous aussi les entreprises qui répondent aux appels d’offres publics ?
Oui. Nous proposons un volet côté soumissionnaires : lecture stratégique d’un dossier de consultation, montage d’une offre technique et financière, et gestion des recours en cas d’éviction. La version mixte, qui croise le regard acheteur et soumissionnaire, est souvent la plus formatrice.
Comment se prémunir des recours sur une procédure de marché ?
La prévention se joue dès la conception : un dossier de consultation rigoureux, des critères d’évaluation clairs, une commission bien tenue et une traçabilité documentaire complète. Nos formations insistent sur ces réflexes, qui font la différence en cas de contentieux.

Construire votre programme sur-mesure

Que vous soyez une autorité de régulation, une cellule de coordination de projet ou une entreprise soumissionnaire, nous calibrons chaque mission sur votre cadre national et la position de vos cadres dans la chaîne de la commande publique.